22.02.2026

Le printemps déjà



14h20

Hier était une belle journée ensoleillée. J’entendais de ma fenêtre les tourterelles de mon enfance. Celles qui annoncent la douce chaleur du printemps. J’ai longtemps déambulé dans les rues, simplement pour profiter du beau temps. J’ai quitté ce boulot atroce il y a plus d’une semaine, et je me sens bien pour la première fois depuis 2022. En fait, j’ai l’impression de m’être enfin retrouvée. Je le dis, je vais bien. Je vais bien parce que j’ai mis un terme à une situation insupportable, que j’ai toléré simplement parce que je vivais pire en parallèle. C’est terminé. Non. Ca suffit. Je vais bien. Je le sais car j’ai à nouveau envie d’écrire et que ce que j’écris me plaît. .

Il fait 14 degrés le 21 février.
Il fait 14 degrés le 21 février.
Il fait 14 degrés le 21 février.
Il fait chaud mais les arbres sont encore morts.

J’ai passé une belle journée mais il fait 14 degrés le 21 février, et il fera 18 degrés le 24 février.
J’ai passé une belle journée mais j’ai vu des nazis à la télé.
Des putains de nazis.
En train de parler à la télé.

Oui, mais ils étaient sages.
Ah, ça va alors.
C’est des nazis sages, des fascistes calmes, qui détendent simplement leur bras.

Je vais bien, mais je n’en ai pas dormi. Pourquoi, quand je vais enfin bien, après plus de cinq ans d’enfer, c’est la fin du monde ? J’ai hiberné pendant tout ce temps, et quand je me réveille, le monde est en train de brûler. Littéralement.

Est-ce qu’on peut dire même qu’on va bien quand tout va mal autour ?
Est-ce qu’on peut profiter du soleil tout en sachant que c’est anormal ?

Je rêve souvent que je n’arrive pas à hurler.

14h35